Toute l’école est en effervescence !

Force est de constater que dans les écoles d’art, il y n’a pas ou très peu de communication entre les sections. C’est pourquoi cette année nous organisons trois journées dédiées aux mélanges des sections artistiques (technique de transition, qualification et professionnel) et des années (3ème degré : 6e et 5e année) dans le but de créer des propositions artistiques en profitant de l’interdisciplinarité des groupes.

Une exposition sera mise en place la troisième journée afin d’exposer les différentes réalisations dans un moment de partage et d’échange. De plus, elle servira pour les portes ouvertes qui auront lieu le 14 mai 2015.

Chaque section organisera sa leçon et accueillera, le 11, 12 et 13 mai 2015, un public varié composé d’une seule personne par section. Et chaque élève devra s’inscrire dans un atelier proposé par les sections.

Organisation :

La première journée (lundi)

  • Présentation des deux journées avec l’ensemble des élèves réunis.
  • Répartition dans les groupes.
  • Chaque groupe se dirige dans le local qui lui est attribué.
  • Productions.
  • Présentation des productions aux autres du groupe.

La deuxième journée (mardi)

  • Constitution des mêmes groupes que hier
  • Suite travaux

La troisième journée (mercredi) :

  • Mise en place d’une exposition pour présenter tous les travaux de chaque section.
  • Clôture des deux journées par un verre et un barbecue à midi avec toutes les sections.

La quatrième journée (judi) : portes ouvertes de l’école.

La section ART, accueillera 15 élèves de sections variées :

→    Art

→    Art de la parole

→    Bijouterie

→    Imprimerie

→    Photographie

→    Bois – ébénisterie

→    Métier de la publicité

→    Art et structure de l’habitat

→    Arts graphiques

→    Horlogerie

→    Audiovisuel

→    Restauration- garnissage

→    Arts plastiques

→    Arts graphiques

→    Infographie

  1. Contexte :
  • Date : lundi 11, mardi 12 et mercredi 13 mai 2015
  • Etablissement : Institut d’enseignement des arts techniques sciences et artisanats (IATA)
  • Section : technique de transition – ART.
  • Cours : dessin – recherche – projet
  • Année/ phase : 6ème année et 5ème sections confondues.
  • Nombres d’élèves : 15
  • Sujet – titre de la leçon : Accident créateur
  • Nombre de périodes : 2 journées
  1. Compétences :

Compétences développées dans l’axe « dessin » et « recherches » reprises du programmes SEGEC : 2e et 3e degré technique de transition art.

Compétences disciplinaires Compétences transversales
FAIRE Expérimenter et développer la réflexion avant, pendant et après l’action. Connaître, pour les avoir expérimentées, les possibilités, les limites et la diversité des supports, des outils, et des techniques en les considérant comme des lieux de recherche et d’affirmation de soi.
  Manifester intérêt et curiosité pour le renouvellement. Développer curiosité et appétence pour les moyens contemporains d’expression.
  Faire preuve d’invention et de créativité. Être capable de détourner un objet ou une image du sens convenu pour lequel il a été fait et se l’approprier en lui donnant un sens nouveau, inattendu et signifiant.
  S’adapter aux circonstances, composer avec elles et respecter des contraintes. Faire preuve de créativité au travers de disciplines voulues ou non. Prendre en compte des contraintes externes (cadre, économie de moyens, etc.) ou internes (logique des techniques, volonté personnelle de style ou d’expression) dans la structuration du travail plastique.
  S’engager et s’intégrer dans un projet, une décision collégiale ou un travail collectif. Travailler en équipe.

Pratiquer la tolérance et accepter l’autre. Mener à bien une entreprise commune même si elle n’agrée pas complétement la personne.

Participer à un projet collectif ou multidisciplinaire en y apportant son savoir-faire et en se pliant à la discipline qu’impose

l’unité globale d’expression ou d’intention qui la justifie.

EXPRIMER Affirmer sa personnalité Conférer à l’activité plastique le statut de lieu d’écart par rapport à la norme, marquant ainsi la puissance créatrice de l’individu, responsable s’identifiant à une création personnelle et s’ « écrivant » à travers elle.
  S’adapter et faire son profit de tout. Se montrer créatif et disponible au changement. Tirer profits des hasards, convertir les erreurs, subvertir les logiques, utiliser l’inattendu et détourner les choses de leurs fonctions habituelles.
APPRECIER S’ouvrir et être ouvert au monde d’aujourd’hui. S’ouvrir aux expériences esthétiques contemporaines de manière à les intégrer dans sa culture et ses intérêts.
  1. Objectifs généraux :
  • Favoriser la coopération entre sections et années différentes, et les apprentissages de la vie en collectivité.
  • Implication des élèves : apport du matériel et engagement dans la tâche proposée.
  • Mobilisation collective dans le but de proposer des expérimentations et une proposition plastique finale, construite à partir de l’interactivité et la coopération au sein des groupes.
  • Atteindre un but commun en passant par des réflexions, des expérimentations, une réalisation, une installation et une présentation.
  1. Objectifs opérationnels :

Pour les propositions plastiques, l’élève sera capable de :

  • Analyser et s’exprimer sur la thématique : accident créateur.
  • Expérimenter l’espace qui l’entoure, le matériel sur place, et des techniques variées.
  • D’organiser le déroulement du projet commun.
  • Développer son imagination et sa créativité dans le but de concevoir un accident créateur.
  • Communiquer son projet et concevoir une présentation adaptée à ce dernier.
  • Partager et d’échanger, avec l’ensemble du groupe, ces connaissances et ces compétences dans le but de faire évoluer le projet commun.
  • Coopérer avec son équipe et de tirer parti de l’interdisciplinarité.
  • Argumenter et justifier ses choix lors de l’auto évaluation.
  • Développer un esprit critique, constructif permettant le développement de leur projet ou de celui des autres groupes.

Pour l’installation et la création de l’exposition, l’élève sera capable de :

  • Coopérer avec l’ensemble du groupe pour réfléchir et concevoir l’installation de leurs travaux.
  • Respecter les idées des autres et partager les siennes.
  • S’organiser, être motiver et être à la disposition des autres
  1. Prérequis : venir avec ses propres compétences pour enrichir l’interdisciplinarité et le projet.
  2. Critère d’évaluation: voir le point 2.1. et point 12 : comment procéder pour l’évaluation.
  1. Étapes de la séquence :

La leçon portera sur la notion « accident créateur ».

  • Le déroulement de la première journée :
  1. Arrivée des élèves en classe
  2. Mise en place du matériel
  3. Première expérience : PUNKT !
  4. Mise en commun
  5. Deuxième expérience : « Accidentophile »
  6. Mise en commun et présentation
  • Le déroulement de la deuxième journée :
  1. Arrivée des élèves
  2. Création des groupes
  3. Expérimentations et recherches : Accident créateur
  4. Réalisation du travail commun final.
  5. Présentation aux autres des expérimentations sous format : vidéos, photos, etc. et/ou présentation en direct de la production artistique finale.
  6. Phase d’auto-évaluation
  • Mise en place de l’exposition pour la section art par tout le groupe.

Fin de journée terminée par le verre de l’amitié.

  1. Supports pédagogiques :

Les élèves auront à leur disposition tout le matériel apporté, des livres, des espaces, des vidéos, des images, accès internet, etc.

  1. Bibliographies et sitographies:
  1. Contexte : pourquoi cette leçon ?

Dans notre système scolaire, notamment dans certaine option artistique, la peur de l’erreur, la peur de se tromper, la peur de rater son dessin, etc. sont des peurs bien réelles qui bloquent la créativité et l’imagination des élèves. Il est temps de bousculer nos élèves, et de leur proposer d’oser s’exprimer, oser lâcher prise dans un travail et de pas vouloir atteindre la perfection. Pourquoi un trait légèrement ondulé, spontané serait-il considéré comme « mauvais » ? Pourquoi vouloir toujours de belles lignes droites, une reproduction parfaite, refaire ce qui a déjà été fait ?

« Lâcher prise, disent-ils

Pour votre santé, il est recommandé de ne pas fumer, de limiter les aliments gras, salés, sucrés, et de penser droit. Pour votre sécurité, il vous est demandé de suivre scrupuleusement votre GPS afin d’éviter les sorties de route, de faire bon usage du correcteur orthographique, de vous tenir à distance de tout élément perturbateur, déviant, frondeur, menaçant, rebelle, accidentogène.
« Accidentogène » : formidable néologisme forgé par les sociologues et autres chercheurs de la prévention routière, pour caractériser tout ce qui porte en soi la possibilité du risque. L’aide à domicile, le gibier, la politique peuvent être accidentogène. La vie est accidentogène.
Remède à la tyrannie stérilisante de la perfection, antidote à l’obsession anesthésiante du principe de précaution, ce livre vous aidera à lâcher prise ! Plutôt que de lui tourner le dos ou de l’ignorer, remettons l’accident au goût du jour en lui rendant ses vertus créatrices
. »

Extrait du livre, accident créateur de Pierre Adrien Abrezzini. Disponible sur ce site : http://www.pierreadrienbrazzini.com/livres/accident-createur/

 

 

Selon Pierre Adrien Abrezzin, « à l’heure où tout se veut prescrit, organisé et maîtrisé, l’Accident créateur ouvre une parenthèse en redonnant ses droits à l’erreur et invite le lecteur à retrouver les vertus de l’accident agitateur, provocateur et libérateur. »

« Ne craignez pas la perfection, vous n’y parviendrez jamais. » De Dali.

«  Les accidents, essayé de les éviter, … c’est   impossible. Ce qui est accidentel révèle l’homme. » De Pablo Picasso.

Texte de LES ATELIERS D’EXPRESSION ARTISTIQUE

Dossier pratique
réalisé par la commission « Art enfantin »

Site : pédagogie alternative : http://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/20975

(…)

La création artistique canalise l’affectivité, tout en permettant une valorisation souvent nécessaire. Elle permet aussi de découvrir les autres. Sur le plan pratique, et dans le contexte scolaire précédemment évoqué, comment réveiller la créativité peu excitée, ou endormie, de nos élèves ?

Tout apprentissage nécessite pour celui qui apprend, une part de curiosité et une part d’efforts à fournir… et pour l’envisager au niveau d’une recherche aussi personnelle que la recherche artistique, c’est-à-dire, au niveau de son propre langage, il faut nécessairement être motivé.

Après une période d’interruption où la créativité n’a pas eu une place importante à l’école, et dans le contexte scolaire du second degré, plutôt inhibiteur de la créativité, l’instauration de rapports de confiance entre individus – élèves et leurs professeurs – paraît déjà être une condition tout à fait préalable et nécessaire.

 

 

  1. Déroulement de la séquence sur les deux journées :

Pas de timing précis car on demande aux élèves de lâcher prise et le temps minute par minute est une entrave à ce dernier.

Temps Déroulement – matière Méthode
Leçon 1 11 mai 2015 – première étape  

Début de matinée

1er heure

Séance préalable : Chaque élève a dû apporter une caisse de matériel en tout genre : clous, pot, appareil électrique, habit, feuilles, matériel de peinture, et bien d’autres. À partager avec l’ensemble de la classe.

Première étape : Les groupes sont formés et redirigés dans les différentes sections et ateliers. Chaque groupe doit se rendre sur le lieu annoncé par le responsable de la section. Dans notre section les élèves doivent se rendre dans la classe d’art.

L’arrivée des élèves en classe : Laisser la classe ouverte et mettre une note au tableau (sans le professeur) :

« Chers élèves, aujourd’hui, il n’y a pas cours dans ce local! Mais… Nous allons expérimenter, oser, lâcher prise ailleurs. Rendez-vous avec vos affaires au centre de la cours. »

Ne rien annoncer aux élèves quant au sujet de la leçon.

Une fois les élèves rassemblés dans la cours, ils déposent à terre tout leur matériel apporté. Ensuite, nous nous rendons sur le lieu choisi pour la première étape: la prairie juste à côté de l’école (avec l’accord du propriétaire).

Bousculer le quotidien

Matinée

2ème heure

1.     mise en situation :

 

Les élèves vont réaliser deux expériences au cours de cette journée, avant de réaliser une proposition plastique finale collective prévue pour la seconde journée.

Partie non dite aux élèves :

Ces expérimentations sont basées sur le thème de l’accident créateur.

Selon Bérezné Francis, «  L’accident, est à la fois instrument et matériau. Matériau lorsque l’accident commande la suite du tableau, et instrument lorsque le peintre fait délibérément appel au hasard pour brouiller les pistes et prendre un nouveau départ. »

1.1. Expérience : l’accident comme matériau :

Faire vivre aux élèves une expérience de Roman Signer, Punkt ! https://www.youtube.com/watch?v=_7y2Ajh6Hvw

1ère expérience : Les élèves sont tous réunis dans un lieu prévu pour la première expérience.

Pour cette première étape : une seule consigne d’ordre organisationnelle, rien d’autre pour ne pas les influencer:

Je demande à chacun de se munir d’une feuille de papier, d’un gros pinceau, ainsi que de la peinture et de s’installer là où il se sent bien et de prendre position (celle qu’il veut) : à terre, coucher sur le ventre, debout, etc.

Une fois les élèves tous installés, la première expérience peut commencer.

Certains élèves risquent d’être un peu déboussolé mais ça fait partie de l’expérience: bousculer les élèves et sortir de ce quotidien scolaire.

La suite des consignes :

1.     Chaque élève prend de la peinture sur son pinceau et commence à dessiner, là où il désire : un point, un trait, une forme, etc.

2.     Pendant ce temps, une personne désignée (autre qu’un élève) met en place discrètement, sans que les élèves la voient, l’apparition d’un bruit surprenant type pétard non loin des élèves.

3.     D’une minute à l’autre le bruit survient.

4.     Que s’est-il passé au niveau du travail des étudiants ?

Y a-t-il eu un changement de direction dans le trait ?

Phase introduction

Phase d’expérimentation

Fin de matinée

3ème heure

1.1.1.     Étaler au sol les différentes productions réalisées par les élèves et regroupement autour des productions pour que chacun puisse avoir une vue globale des réalisations:

→    Quels sont vos réactions par rapport à cet exercice ?

→    Les productions sont-elles les mêmes ?

→    Qu’y a-t-il de commun et pourquoi ?

→    Que s’est-il passé ?

Chaque élève est invité à donner son point de vue. Cette étape permet l’échange et l’interaction entre élèves.

« Parmi les nombreuses performances de Signer, on retiendra notamment celles qui détournent le stéréotype du peintre au travail. Au beau milieu d’une prairie, assis face à son chevalet, Roman Signer se met en scène, pinceau à la main devant sa toile vierge. Il y applique soudainement une trace de peinture sous l’effet de son propre sursaut, dû à l’explosion d’une caisse placée quelques mètres derrière lui ( Punkt, 2006 ). Ce geste à la fois grotesque et ironique, qui renvoie aux poncifs de l’inspiration artistique, inscrit Roman Signer dans une lignée d’artistes qui se jouent de l’image romantique du peintre, pour le montrer aux prises avec l’exercice difficile de la création. Faire trébucher l’artiste, le faire tomber de son piédestal, c’est interpeler le spectateur dans sa propre expérience quotidienne, dans sa propre lutte avec le réel. » Texte de Florence Jaillet, voir suite plus loin.

Phase de mise en commun et d’échange.

Phase de réflexion

1.2.         Expérience : L’accident comme instrument : Être un artiste « accidentophile » !

Texte de Florence Jaillet : « Quelques années plus tard, et dans une pratique bien différente de celle de Duchamp, Jean Dubuffet considèrera également le hasard et l’accident comme des outils plastiques à part entière, dotés d’une puissance magique et précieuse. Ce retournement de l’avarie à l’avantage de l’expression artistique trouve chez Dubuffet une formulation tant plastique que théorique. Dans ses Notes pour les fins lettrés, il écrit : Mais l’accident a commandé : un accident s’est produit en cette place, va pour l’accident, le peintre s’en accommode, voire l’utilise. Combien la recherche et la rencontre de ces accidents favorables est passionnante : quel jeu plein de surprise et d’attrait pour le peintre ! Il ne s’agit plus alors d’utiliser des couleurs dociles, et dont on sait d’avance l’effet que fera leur assemblage, mais bien de manier des matières magiques, qui paraissent avoir leur volonté propre, et tellement plus de pouvoir que n’en ont les intentions concertées de l’artiste ! Il emploie là des auxiliaires dont les forces sont bien supérieures aux siennes, comme un qui manierait la foudre.

Alors que le quidam craint l’accident et s’en prémunit par tous les moyens, l’artiste « accidentophile » l’espère et va jusqu’à lui préparer le terrain. Car si le déraillement authentique résulte d’une maîtrise altérée des éléments ou des systèmes, le surgissement de cette force incontrôlable dans l’œuvre d’art exige bien souvent une préparation minutieuse. A l’image de Duchamp clouant délibérément son Trébuchet au sol, beaucoup d’artistes de la seconde moitié du vingtième siècle ont fait l’expérience de cette paradoxale mais nécessaire mise en condition. »

Expérience :

La première expérience était la création d’un accident survenu de leur propre sursaut dû à un bruit surprenant. Ici, il ne s’agit plus de craindre l’accident mais au contrait en faire un outil plastique et de création, comme point de départ.

Les élèves vont devoir trouver un « accident » sur les lieux et l’utiliser pour en créer une mise en scène.

Exemple d’accident :

→    Des débris

→    Des morceaux de verre

→    Un mur cassé

→    Etc.

Les élèves peuvent utiliser tout ce qu’ils veulent pour mettre en scène leur accident.

Phase d’introduction.

Phase d’

Expérimentation

1.2.1.     Mise en commun de tous les travaux, chaque élève présente son travail à l’ensemble du groupe.

Nous passons d’élève à élève.

L’élève présente son travail comme il le souhaite :

Soit il explique quel est son accident de départ, soit il fait vivre la mise en scène aux autres, etc.

Rassemblement de tous les élèves : Conclusion de cette dernière journée :

→    Qu’avez-vous retenu de cette journée ?

→    Qu’avez-vous appris ?

→    quel est votre ressenti ?

Leçon 2 12 mai 2015 : Suite des travaux : accident créateur

1er heure

2ème heure

3ème

Heure

4ème

Heure

Les élèves se regroupent au même endroit que hier matin dans la cours et installent le matériel au sol.

2. émergence du problème :

 

2.1. Constitution des groupes : il faut au total 5 groupes de

trois élèves d’option différente.

Chaque groupe fait connaissance et se présente aux autres : prénom et option.

Afin que l’ensemble du groupe définisse ces points forts. Exemple :

Art audiovisuel, imprimerie et bijouterie : quels sont vont domaines ? que savez- vous faire ? tirer parti de cette interdisciplinarité. (création de vidéo, technique d’impression, travail de précision, miniature, etc.)

Une fois les groupes constitués, énoncé du problème :

Consignes : Par groupe de trois, vous allez devoir concevoir une proposition plastique répondant à la notion d’ « accident créateur ».

Vous avez à votre disposition tout le matériel que vous avez apporté, et ce qui vous entoure (école, la cour, la prairie, etc.) ne pas sortir hors de l’école.

Les étapes :

A.    Réaliser un brainstorming commun avec tout le groupe sur la notion d’ « accident créateur ».

Qu’est-ce qu’un accident ? un créateur ? un accident créateur ?

Noter les réponses sur une grande feuille posée au sol, un élève est désigné pour noter les mots proposés par les autres du groupe.

B.     Réalisation des repères d’évaluation : maintenant que les élèves connaissent le travail à réaliser. Ils vont mettre par écrit les repères de l’autoévaluation.

Une liste de pistes de réflexions leur est distribuée comme base. Mais c’est aux élèves de se mettre d’accord sur les repères. Il y aura une autoévaluation de son travail de groupe ainsi qu’une évaluation sur le travail de l’autre. Le professeur utilisera également la même grille d’évaluation afin de mettre en corrélation les notes attribuées par les élèves eux même et celles du professeur.

C.   Nous visionnons une vidéo de Roman Signer, nous parcourons des textes qui parlent de l’accident créateur. Une fois, que tout le monde a parcouru les différents documents. Nous réalisons une table ronde, où chacun s’exprime à son tour sur la notion d’accident créateur, afin de mettre en place un débat, un échange et de l’interaction.

(voir textes et images à la suite). Tous les documents ainsi qu’autres livres sur l’art contemporain, l’art en situation, le dadaïsme, etc. restent à la disposition des élèves.

Phase

Connaissance,

Rencontre.

Phase de recherche,

Mise en commun,

Expérimentation.

A.    Vidéo de Roman Signer : ces différents accidents-expérimentations

§  https ://www.youtube.com/watch?v=nIEoyQZku6U

B.    Robert Rauschenberg : « accident »

v1963 – Lithograph (104.8 x 74.9 cm) : https://www.pinterest.com/pin/184366178467118982/

 

C.    Bernar Vener « Accident » 1996

E.     Publicité de la marque Total

F.     Francis Bacon
http://www.1jour1pub.com/wp-content/uploads/2014/01/Pub-Total-accident.jpg
Autoportrait, huile sur toile, 1971 © Centre Pompidou, Paris

http://www.boumbang.com/johan-van-mullem/

Jean Tinguely

Tinguely : Hommage à New York

http://www.collegebrossolette.com/spip.php?article617

Livres à la disposition des élèves :

→    AUTANT_MATHIEU Marie Christine, Créer, ensemble, points de vue sur les communautés artistiques, édition l’entretemps, 2013.

→    HUITOREL J-M, la beauté du geste, l’art contemporain et le sport, édition le regard, 2002-2004.

→    DACHY Marc, Dada, la révolte de l’art, centre Pompidou, édition découvertes Gallimard.

→    OLIVEIRA Nicolas, OXLEY Nicola, PETRY Michael, installation, l’art en situation, édition Thames et Hudson.

→    LUCIE-SMITH Edxard, l’art d’aujourd’hui avec une introduction de Max-pol Fouchet, Fernand NATHAN.

Texte distribués aux élèves sur la notion accident créateur :

(…) En 1963, l’artiste américain Robert Rauschenberg connaît une mésaventure avec l’une de ses lithographies. Alors qu’il en avait imprimé quelques exemplaires, la pierre utilisée se brise en deux, faisant apparaître une faille magistrale au cœur de l’œuvre. Un nouvel essai avec une autre pierre ayant offert le même résultat, l’artiste accepte finalement la cassure, et l’embellit même d’éclats calcaires ajoutés dans la marge inférieure. Il nomme l’œuvre ainsi obtenue, avec humour et provocation, Accident. En accueillant l’accident, Rauschenberg transforme ce qui aurait pu n’être qu’une mésaventure en hasard fécond – en accident créateur. Car s’il s’attache à garder une certaine maîtrise, l’artiste n’est pas moins conscient du rôle de l’accident et sait s’en inspirer pour nourrir son œuvre. L’écrivain Ludovic Hary explique que les « accidents de la vie » ont une incidence double sur son œuvre : consciemment, ils influent sur l’ébauche d’un texte, inconsciemment, ils font évoluer son style.

« On ne peut pas comprendre l’accident », affirmait Francis Bacon, pourtant, il est possible de l’observer et de mesurer son influence sur une œuvre. L’accident créateur se décline sous plusieurs formes, de la simple inspiration à l’authentique revendication.
L’ouverture au hasard, à l’imprévu, signe l’entrée de la modernité artistique dans l’ère du soupçon et du rêve. À l’image des photographies de Sarah Moon ou de Thomas D. Eaton, qui intègrent grattages et salissures, l’accident ouvre une faille et donne naissance à un univers onirique.

Mais quand c’est le médium utilisé qui prend le pas sur l’artiste pour devenir lui-même créateur, qui est l’auteur de l’œuvre d’art ? Qui en détient le sens ? L’appareil photographique que Miroslav Tich fabrique lui-même à partir de boîtes de conserve, tuyaux de plastique, et verres de lunettes repolis, les contraintes drastiques d’écriture des oulipiens, ou à l’extrême, la création par ordinateur dans l’art numérique sont autant de manières inventées par les artistes pour court-circuiter la création.
Systématisé, provoqué et revendiqué, l’accident peut devenir lui-même technique de création. « Je suis le prophète du délabrement et le pionnier du chaos, car rien ne peut naître que du chaos », déclare Miroslav Tich, et en cela il rejoint Francis Bacon. Artistes iconoclastes, pour qui l’accident seul permet d’atteindre l’essence même de l’art.

L’accident dans l’art est toujours l’affirmation d’une mise en danger, car il signe la perte de contrôle de l’artiste, affirme l’autonomie de l’œuvre et par là, la multiplicité des interprétations. Multiplicité que l’on retrouve dans le présent ouvrage où l’accident a été parfois astucieusement pris au pied de la lettre.
En réunissant des artistes sur le thème de l’accident créateur et en disposant leurs œuvres au sein d’une maquette savamment accidentée, nous avons souhaité faire la part belle à l’imprévu. À l’heure où tout se veut prescrit, organisé et maîtrisé, l’Accident créateur ouvre une parenthèse en redonnant ses droits à l’erreur et invite le lecteur à retrouver les vertus de l’accident agitateur, provocateur et libérateur.

Accident créateur, éditions Université Paris-Sorbonne, 2009, Paris.

Extrait du livre, accident créateur de Pierre Adrien Abrezzini. Disponible sur ce site : http ://www.pierreadrienbrazzini.com/livres/accident-createur/
« Est accident tout ce qui se modifie de manière incontrôlée la situation initiale. »
Dictionnaire culturel en langue française, sous la direction d’Alain Ray, le Robert, Paris 2006.
« Premier auteur de quelque chose dans les domaines scientifique, technique, artistique ou littéraire ; inventeur »
Dictionnaire culturel de langue française, Le Larousse, 2009
KLECK Bertholet Pierre , ouvrage :  « L’accident comme outil d’innovation numérique », strate, diplômé 2014. http://fr.calameo.com/read/0028461486d5dc95dfac8
KLECK Bertholet Pierre , ouvrage :  « L’accident comme outil d’innovation numérique », strate, diplômé 2014. http://fr.calameo.com/read/0028461486d5dc95dfac8

Marcel Duschamps :

KLECK Bertholet Pierre , ouvrage :  « L’accident comme outil d’innovation numérique », strate, diplômé 2014. http://fr.calameo.com/read/0028461486d5dc95dfac8
 

En attendant l’accident :

Il était sur le plancher et je butais dedans à chaque instant. J’en devenais fou et je finis par me dire : s’il doit rester sur le plancher, d’accord, je vais le clouer1.

Un portemanteau traîne par terre en attendant d’être fixé au mur. Objet d’achoppement, reconnu comme tel, il se voit peu à peu accepté, fixé dans sa nouvelle fonction. Un beau jour de 1917, Marcel Duchamp décide de clouer au sol cet instrument de chute et le baptise Trébuchet, en un geste d’acceptation de la perturbation, de l’accroc. Il choisit de ne plus éviter l’accident mais de l’apprivoiser, de lui donner une place dans la vie quotidienne et d’inventer la fonction même du trébuchet comme pense-bête, appel à la vigilance, reconnaissance des vertus du déraillement.

Vers l’« accidentophilie »

En ce début de vingtième siècle s’opère une désacralisation radicale de l’œuvre. Les dernières hiérarchies finissent d’éclater et les matériaux de l’art se font plus que jamais hétérogènes, la vie même fournissant une substance de premier choix. L’art c’est la vie, et la vie c’est la confusion, le risque, l’incertitude, l’inconfort. Une poignée d’artistes – Marcel Duchamp en tête – découvre alors le potentiel créatif du hasard, et dans un même mouvement, l’accident fait son entrée officielle dans le champ des arts visuels. Du latin accidens (« survenant »), le mot désigne ce qui arrive inopinément à l’appareil, au système ou à l’individu. En acceptant la probabilité que « cela survienne », Marcel Duchamp incorpore à sa pratique artistique et à sa vie-même ce lâcher prise, longtemps jugé indésirable dans la création artistique. Dès lors, des artistes de plus en plus nombreux se mettent à espérer secrètement que l’accident interfère dans le périmètre de l’œuvre. Alors que, pendant des siècles, les artistes avaient caché sous des repentirs tel tracé malencontreux, qu’ils s’étaient appliqués à effacer telle coulure sur la toile ou qu’ils avaient mis au rebut quantité de sculptures ruinées par des veines incertaines de la pierre, l’accident se transmue tout à coup en ingrédient précieux, digne d’être conservé.

Qu’il survienne durant le travail de l’artiste, ou dans la vie de l’œuvre achevée, l’accident révèle la part vivante de l’œuvre et son inscription physique dans le temps. Car l’accident c’est aussi ce qui peut arriver durant la vie de l’objet d’art exposé, transporté, manipulé. Une fois livrées au public et insérées dans le circuit des expositions et des collections, les œuvres subissent d’innombrables dégradations, des agressions délibérées ou de pures méprises, des accidents de conservation, de restauration, et même de réception. Lorsque son Grand Verre est retrouvé parcouru de brisures après son exposition au Musée de Brooklyn en 1926, Duchamp les accepte de bonne grâce et ne songe pas à les faire disparaître derrière des restaurations. « J’y vois une intention curieuse dont je ne suis pas responsable, une intention toute faite en quelque sorte que je respecte et que j’aime» déclarera-t-il à leur propos2.

Quelques années plus tard, et dans une pratique bien différente de celle de Duchamp, Jean Dubuffet considèrera également le hasard et l’accident comme des outils plastiques à part entière, dotés d’une puissance magique et précieuse. Ce retournement de l’avarie à l’avantage de l’expression artistique trouve chez Dubuffet une formulation tant plastique que théorique. Dans ses Notes pour les fins lettrés, il écrit :

Mais l’accident a commandé : un accident s’est produit en cette place, va pour l’accident, le peintre s’en accommode, voire l’utilise. Combien la recherche et la rencontre de ces accidents favorables est passionnante : quel jeu plein de surprise et d’attrait pour le peintre ! Il ne s’agit plus alors d’utiliser des couleurs dociles, et dont on sait d’avance l’effet que fera leur assemblage, mais bien de manier des matières magiques, qui paraissent avoir leur volonté propre, et tellement plus de pouvoir que n’en ont les intentions concertées de l’artiste ! Il emploie là des auxiliaires dont les forces sont bien supérieures aux siennes, comme un qui manierait la foudre.3

Alors que le quidam craint l’accident et s’en prémunit par tous les moyens, l’artiste « accidentophile » l’espère et va jusqu’à lui préparer le terrain. Car si le déraillement authentique résulte d’une maîtrise altérée des éléments ou des systèmes, le surgissement de cette force incontrôlable dans l’œuvre d’art exige bien souvent une préparation minutieuse. A l’image de Duchamp clouant délibérément son Trébuchet au sol, beaucoup d’artistes de la seconde moitié du vingtième siècle ont fait l’expérience de cette paradoxale mais nécessaire mise en condition.

Entre lâcher-prise et mise en scène

S’il est un domaine qui, plus que tout autre, redoute la défaillance, c’est bien celui de la mécanique. Un grain de sable dans les rouages, un écrou mal serré et la machine déraille. Précision, minutie, contrôle et réglages : tout est méthodiquement mis en œuvre pour éviter l’avarie redoutée. En introduisant la mécanique dans le champ de la création artistique, Jean Tinguely prend le contrepied de cette idéologie de la précision pour en livrer une lecture ironique, laissant sa pleine place à l’imprévu. La conception comme la réalisation de ses machines s’émancipent de toute règle préétablie. Pleines de caprices, de surprises, de soubresauts et de bégaiements, ses machines font figure de dissidentes face au fonctionnement implacable et sans accroc de la mécanique industrielle dominante. Après avoir mis au point une longue série d’engins loufoques et tonitruants, capable de produire à la chaîne des dessins toujours inédits (série des Méta-matics en 1959), Tinguely imagine une machine forcenée qui s’autodétruirait en temps réel devant le public.

Ce projet implique un travail préparatoire complexe afin qu’un nombre suffisant de processus mène le dispositif à l’accident ultime, tout en laissant leur place aux imprévus authentiques. L’œuvre en question sera baptisée Hommage à New York etprésentée au Museum of Modern Art de New York le 17 mars 1960. Pour rendre opératoire le « suicide » de cette immense structure articulant ferrailles, roues de vélo, piano, engins fumigènes, baignoire d’enfant, machine à écrire, bidons etc., l’enchainement d’une centaine de processus était prévue. Assisté de l’ingénieur Billy Klüver, Tinguely procéda pendant plusieurs jours à la récolte des pièces. Puis il fallut scier quelques éléments porteurs, équiper de minuteurs les dispositifs de ces accidents en chaîne. N’ayant fait l’objet d’aucune répétition avant sa présentation au public, L’Hommage à New-York donna lieu à d’innombrables péripéties le soir de son exécution. Billy Klüver a laissé un récit à la fois circonstancié et burlesque de ces déraillements en chaîne :

Il avait été prévu que le piano se mettrait à jouer lentement quand la flamme s’allumerait sur le clavier. Le régulateur de vitesse ayant été  détruit lors du transport, le moteur démarra à plein régime. Cet incident eût pour conséquence que la courroie de transmission sauta de la roue du piano. J’eus des sueurs froides. […] A la dix-huitième minute, l’extincteur d’incendie devait se mettre en marche derrière le piano, ce qu’il ne fit pas pour la simple raison que le piano s’était enflammé et que le tuyau de caoutchouc, brûlé, avait bouché l’extincteur.4

Tous ces imprévus contribuent tout de même à la mise à feu finale de la machine. Entre jubilation et inquiétude, Jean Tinguely observe ce déchaînement cathartique, mais finit néanmoins par faire appel au pompier de garde à la fin de la performance, craignant de ne pouvoir maîtriser un incendie plus vigoureux que prévu.

Héritier et compatriote de Jean Tinguely, l’artiste suisse Roman Signer (né en 1938) ne se lasse pas de mettre en scène des dispositifs insolites dont il est souvent le navrant protagoniste. Ses performances filmées semblent se fixer pour objectif de vérifier les conséquences hautement probables d’actes insensés.

On pourrait ainsi énumérer les films de glissade, de projections de meubles, d’éclatements, et de chutes provoquées par les implacables lois de la gravitation universelle, ou par des explosifs, dont Signer est particulièrement friand. En 2008, au Kunstraum de Dornbirn (Autriche) il réalise la pièce Unfall als Skulptur, ( L’Accident comme sculpture ).  L’œuvre implique une importante préparation.  Il faut notamment construire une imposante rampe de bois permettant de propulser de plusieurs mètres de haut une fourgonnette chargée de bidons emplis d’eau, avec pour résultat la scène de désolation que l’on imagine aisément. Dans un entretien de 1998 avec Marc-Olivier Wahler, Roman Signer offre un éclairage précieux sur la dimension temporelle que ses œuvres-accidents mettent en jeu :

Roman Signer,

L’accident comme structure

Le moment où, par exemple, un objet est dans l’air et qu’il tombe est très important. C’est comme un rêve. Comme tout le monde, j’aime bien les feux d’artifice. Mais je m’intéresse beaucoup plus à la période précédant les feux : à la construction, la préparation. Il s’agit là de sculptures anonymes. Et le moment qui suit l’événement est également important. Lorsque j’étais enfant, j’allais toujours regarder après les feux d’artifice les restes des fusées plantées dans la terre. Je trouvais ça beaucoup plus intéressant que l’événement en lui-même. J’étais tellement heureux de voir ça. Je ne fais pas de feux d’artifice : je m’intéresse à la vitesse, au temps. Ça m’agace qu’une fusée ne puisse faire autre chose que d’éclater. Paf, et on l’oublie5.

Les débris relèveraient donc de cette esthétique de l’éphémère qui traverse le travail de Roman Signer. Son souvenir d’enfance renvoie d’ailleurs à l’attitude des spectateurs venus assister à L’Hommage à New York de Tinguely, et qui se précipitèrent sur l’amas des restes encore fumant, pour en prélever religieusement quelques reliques.

Quelque-chose de dérisoire et de fragile est à l’œuvre dans ces mises en scènes désespérées. C’est dans la maladresse, le risque, la précarité, que semble résider le potentiel subversif de cet art de l’accident dont la forte composante visuelle flirte avec le burlesque. La gestuelle imparfaite de l’homme ou de la machine engendre une suite de court-circuit et de renversements qui disent l’éprouvant rapport de l’individu à son environnement. Ces péripéties mises en scène génèrent souvent le rire chez le spectateur, et par ce rire même une forme de proximité. Parmi les nombreuses performances de Signer, on retiendra notamment celles qui détournent le stéréotype du peintre au travail. Au beau milieu d’une prairie, assis face à son chevalet, Roman Signer se met en scène, pinceau à la main devant sa toile vierge. Il y applique soudainement une trace de peinture sous l’effet de son propre sursaut, dû à l’explosion d’une caisse placée quelques mètres derrière lui ( Punkt, 2006 ). Ce geste à la fois grotesque et ironique, qui renvoie aux poncifs de l’inspiration artistique, inscrit Roman Signer dans une lignée d’artistes qui se jouent de l’image romantique du peintre, pour le montrer aux prises avec l’exercice difficile de la création. Faire trébucher l’artiste, le faire tomber de son piédestal, c’est interpeler le spectateur dans sa propre expérience quotidienne, dans sa propre lutte avec le réel.

L’altération de Florence JAILLET, l’attente de l’accident, disponible sur ce site :

http://agon.ens-lyon.fr/index.php?id=1030

Temps Déroulement – matière Méthode
Suite

Leçon 2

Après midi – 12.05.2015  
  3.Travail collectif :

« Le travail collectif qui, par les interactions qu’il permet et les tractations constantes qu’il engage, permet d’ouvrir d’avantage d’espaces d’imprévu ou de fragilité. C’est tout le sens du travail des D’ores et Déjà qui cherchent « pour le jeu l’endroit du paradoxe. Un espace dans lequel deux acteurs évoluent et qu’ils cherchent à déséquilibrer pour faire entrer le jeu, l’accident, et qu’ils rééquilibrent en fonction du sens à dévoiler. »

Texte de Barbara Métais-Chastanier , L’accident, la technique et l’occasion

 

Avant de commencer les recherches :

Chaque élève doit s’approprier le problème posé et se lancer un défi pour le résoudre. Avant de se mettre au travail, il est nécessaire que la classe verbalise collectivement la problématisation pour s’assurer que chacun a bien compris la problématique.

 
De la 4ème heure à la 7ème

heure

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De la 7ème à la 8ème heure

D.    Les trios se forment et énoncer au sein de leur groupe les idées, les pistes d’accident créateur.

E.     Réflexions, recherches :

Les groupes s’installent en trio à un endroit qu’ils choisissent pour commencer les recherches, les réflexions et les expérimentations.

Les élèves ont tout ce dont ils ont besoin à leur disposition et doivent composer avec ce qu’ils ont apportés.

Cet exercice vise à développer :

→    La fluidité, la flexibilité, la pertinence et l’originalité de chaque groupe.

→    L’ouverture à l’autre : Confronter et échanger ces idées avec celles des autres, produire ensemble une œuvre plastique.

F.     Expérimentation : L’accident peut être de différente forme :

→    Concevoir une expérience qui va créer un accident et voir ce qu’il produit au final. Cfr. Roman Signer.

→    Faire vivre une expérience aux autres où survient un imprévu.

→    Partir d’un accident. Cfr Francis Bacon

→    Etc.

G.   Choix :

Les élèves se mettent d’accord sur la production plastique finale et la mettent en œuvre.

Réalisation de la production plastique.

H.    Présentation :

Vous présenterez votre proposition plastique finale à l’ensemble du groupe. À vous de voir quelle est la présentation la plus adaptées à votre projet :

Vidéo, présentation en direct, photos, etc.

Ils ont entre 5 et 15min par groupe

Mettre en scène votre travail final pour la présentation :

→    Vidéo

→    Présentation en direct aux autres

→    Photos du déroulement

On doit être spectateur de l’accident.

Phase de recherche

de réflexion,

d’expérimentation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Phase de mise en commun.

Phase de réalisation

Phase de présentation

Interaction et échange des autres : qu’en pensez-vous ?

→    Développer l’esprit critique des élèves, s’exprimer sur un travail, etc.

une fois l’échange terminé, les élèves choisissent un endroit dans la cour, la prairie, etc. pour exposer toutes leurs réalisations : les expérimentations ainsi que la production finale à la socialisation du travail.

Selon Freinet, « Notre pratique, pour qu’elle soit éducative, s’appuie en permanence sur le recours au groupe, sur la socialisation du travail, qui, par l’intermédiaire de la vie coopérative permet l’éveil du sens critique, la discussion constructive, le développement d’une attitude positive à l’égard des autres, en un mot, l’apprentissage d’une vie sociale authentique.

Si l’affichage ou l’exposition des travaux nous semblent être nécessaires, ils n’en sont pas moins insuffisants, l’échange verbalisé entre l’auteur et le groupe apparaît indispensable. »

Temps Déroulement – matière Méthode
Leçon 3 13 mai 2015  
Toute la matinée

Les 4 heures.

4.installation :

Aujourd’hui, mise en place dans toute les sections qui ont participés à l’évènement d’une exposition afin de monter et de mettre en valeur les différents travaux des étudiants.

Pour la section art :

C’est à l’ensemble des étudiants de mettre en place leur « scénographie ».

Comment mettre en place les travaux ?

Faut-il créer l’accident le jour de l’expo ? un accident collectif ? quelque chose qui surprend ?

Cette mise en place est une réflexion collective qui demande coopération entre les différents étudiants.

Distribution des rôles ? qui fait quoi ? quelle discipline pour quel travail ?

C’est leur projet : ils peuvent créer une scénographie, des prospectus pour inviter le public, créer l’évènement, etc.

Comment accueillir le public ?

Confronter ces idées, se répartir les tâches, collaborer et coopérer.

Et mise en place des expositions.

À la fin des installations dans toutes les sections, un verre et barbecue pour clôturer ces deux journées.

Phase de mise en commun,

de réflexion.

  14 mai 2014 – portes ouvertes

 

  1. Comment procéder pour l’évaluation ?

Il s’agira d’une auto-évaluation par groupe, les repères d’évaluation seront établit avant par les élèves eux-mêmes (voir étape 2.1). Mon rôle sera de les guider dans leurs démarches. Chacun cotera son travail à la fin de la présentation en fonction des repères suivant la grille établie par l’ensemble du groupe. Dans chaque groupe, ils échangeront leurs commentaires et cotes qu’ils se seront attribués. Ensuite, ils argumenteront et se justifieront entre groupe les cotes. Une comparaison des grilles d’évaluation des notes attribuées par le professeur, le groupe concerné et les autres groupes afin de mettre en relation les différentes grilles. Après ces échanges et débats, ils proposeront une cote finale. Sommes-nous d’accord avec les cotes attribuées ? Sinon quels sont vos remarques ou réflexions ? Se justifier et argumenter.

Des pistes de réflexions pour l’auto-évaluation :
  • Notre production est-elle une réponse valide à la demande ?
  • Notre proposition est-elle singulière, originale et personnelle ?
  • Notre choix plastique est-il précis par rapport à notre intention ?
  • Avons-nous réalisé un objet riche plastiquement ?
  • Avons-nous respecté les contraintes formelles ?

Attitudes spécifiques (Savoir être)

  • Je me suis personnellement investi (e) : dynamisme, mobilisation de ses propres ressources dans le groupe.
  • J’ai été à l’écoute aux idées des autres du groupe.
  • J’ai montré : esprit d’initiative, capacité d’adaptation, opportunisme.
  • J’ai eu une attitude de recherche, prospective, exploratrice : ouverture d’esprit, curiosité.

Compétences méthodologiques

  • J’ai su gérer le temps et l’espace.
  • J’ai su prendre la mesure des moyens dont je dispose, de mes propres capacités techniques et de l’objectif final.
  • J’ai su élaborer un projet en établissant une chronologie des opérations à réaliser : des expérimentations, une production plastique finale par groupe et une présentation adaptée au projet.
  • Que pouvons-nous améliorer dans notre projet ?

D’après le texte : comment s’auto-évaluer quand on fait un travail d’arts plastiques? http://e-cours-arts-plastiques.com/comment-sauto-evaluer-quand-on-fait-un-travail-darts-plastiques/

L’évaluation chiffrée a-t-elle sa place dans une séquence de ce type ? Ne serait-il pas mieux de vérifier si les apprentissages visés ont été acquis par tous les groupes ? De leur proposer des commentaires constructifs qui leur permettraient d’avancer et d’évoluer dans leur projet.

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