DES RACINES « ÉMOI »

Séquence d’apprentissage finale présentée par Aurélie Naus (Agrégation  2014-2015)

Préambule

L’homme, issu de la terre entretient des rapports étroits avec elle, il l’a pour racines. Dans nos villes, cette terre mère, nous, les hommes l’avons souvent étouffée, aseptisée sous du béton, des briques, du verre et du bitume. Aujourd’hui, la prise de conscience de la perte de biodiversité et du bien-être ou encore d’une pollution urbaine grandissante nous pousse à trouver des solutions pour inviter ou inviter à nouveau la nature dans nos villes. Les artistes ont leur rôle à jouer dans cette invitation. En effet, certains mouvements comme le « green street art » cherchent, à travers l’art, à transmettre un message sur les enjeux écologiques de nos villes.

J’ai choisi de centrer ma séquence finale en arts plastiques autour de la réflexion : « Reconsidérer la nature à l’intérieur d’un espace « urbain » : l’école » et ainsi mettre ses racines en émoi, au centre des préoccupations.

Objectifs de la leçon

Au travers de cette séquence, l’apprenant sera amené à :

Analyser les rapports homme/nature, nature/ville. Le questionnement posé dans la recherche d’une solution va pousser l’apprenant à la réflexion, l’analyse des rapports homme/nature. L’analyse des rapports homme/nature sous-tend une analyse de notre société moderne avec ses enjeux écologiques. Cette réflexion s’inscrit dans l’éducation citoyenne de l’apprenant prônée par le décret missions.

Redécouvrir son environnement quotidien : l’école. L’élève sera amené à observer sous un autre angle son « milieu de vie scolaire », à l’analyser, l’expérimenter et le transformer. S’approprier l’espace dans lequel on vit est une démarche qui travaille également sur la confiance en soi « devenir maitre de son environnement ».

Transmettre un message via l’élaboration d’une œuvre plastique. La production plastique va être l’aboutissement d’une tentative de réponse à un questionnement. Cette solution sera porteuse d’un certain message. Hors, la transmission d’un message via divers moyens plastiques fait partie intégrante de toute démarche artistique. Cette démarche, l’apprenant est amené à la construire durant sa formation et à en développer les savoirs, savoir-faire, savoir-être.

S’intégrer dans une démarche d’art contemporain : le travail in situ. L’apprenant va être amené à réfléchir sur l’espace en réalisant un travail in situ. En effet, partir d’un espace pour créer une œuvre va pousser la réflexion sur les rapports d’échelles, la mise en scène, l’intégration. Le travail in situ est une démarche la plus souvent utilisée par les artistes contemporains, l’espace dans lequel l’artiste crée va être à la fois contraignant et source de créativité. Le « green street art », le « land art » utilisant le travail in situ font partie des mouvements artistiques contemporains, au programme d’histoire de l’art en rhéto.

Expérimenter des médiums inconnus : le végétal. L’expérimentation de médium éphémère : le végétal permet d’amener une démarche d’analyse qui sera une réflexion sur l’évolution. En effet, travailler avec du vivant, c’est avoir une œuvre qui évolue naturellement, qui va changer visuellement dans l’espace en fonction du temps (rapports espace/temps).

Compiler ses recherches : A l’aide d’un carnet de bord, l’apprenant sera amené à compiler toute sa réflexion et son travail de recherche, laisser une trace pérenne de son œuvre éphémère.

Evaluer, partager, critiquer, argumenter les productions plastiques produites et le cheminement de celle-ci. Les apprenants vont être amenés à évaluer leur travail ainsi que le travail de leurs pairs, ils devront défendre, argumenter, justifier leurs choix.

Contexte et programme

6ème technique de qualification arts plastiques • 12 élèves • Enseignement officiel • 3ème degré du secondaire technique de qualification • Arts plastiques • Programme : 218/2009/248B

Cours :

  • Technique d’expression (4h/semaine)
  • Dessin d’après nature (5h/semaine)
  • Histoire de l’art (2h/semaine)
  • Structuration de l’image (5h/semaine)
  • Dessin d’après nature (5h/semaine)

Les activites de la sequence

Activité Cours Timing
Green into school Dessin d’après nature 2×50 min
Dé formes et dé plantes Histoire de l’art

Structuration de l’image

4x 50 min
La main verte Technique d’expression 4x 50 min
Triennale de l’art et du végétal à Ath Excursion Demi-journée
Des racines « émoi »: métamorph’ose Technique d’expression

Structuration de l’image

Dessin d’après-nature

Infographie

18×50 min

Competences

HISTOIRE DE L’ART – ANALYSE ESTHETIQUE

Contenu : Art contemporain (dans le programme de 6ème)

  • Reconnaître les principales structures plastiques, en apprécier la cohérence et les relier à la volonté expressive qui les sous-tend.
  • Etablir des liens transversaux entre une production culturelle (ici une production plastique) et son contexte. En dégager la signification.

DESSIN D’APRES NATURE

La communication documentaire

  • Sélectionner l’information signifiante et la traduire graphiquement de manière claire et aisée (qualité et fermeté du trait, proportions, etc…) plutôt que rechercher la mise en valeur artistique de l’objet.
  • Opérer des rendus corrects des formes, lumières et couleurs.

La représentation perspective

  • Illustrer à l’aide d’un trait sûr et aisé ainsi que de techniques appropriées à l’univers graphique les éléments 
ordinaires du monde extérieur.

STRUCTURATION DE L’IMAGE

La conception et le travail de l’image

  • Articuler les signes graphiques, les images et les textes de manière à assurer une communication originale et efficace.
  • User en fonction d’objectifs concrets des outils offerts par les 
logiciels graphiques. Dépasser ainsi les simples objectifs techniques pour justifier le problème posé par un souhait d’expression.

Les savoirs faire technique

  • Mesurer les interactions des supports, des outils, des médiums, du geste, des superpositions, etc… de manière à apprécier ou à prévoir les effets possibles ou espérés.

TECHNIQUES D’EXPRESSION

Chacun des choix posés rencontrera les nécessités suivantes :


  • Rigueur et économie dans l’élection des moyens plastiques et dans les matériaux utilisés
  • Cohérence du propos et des moyens
  • Sens de la recherche et de l’expérimentation

Photographie

En fin de formation, l’élève devrait être capable d’exécuter des photos techniquement correctes et témoignant d’une approche relativement personnelle du monde observé, notamment par la connaissance et l’utilisation adéquate

  • des fonctions de l’appareil photo (analogique et/ou numérique),
  • du transfert de l’appareil au PC et des supports d’enregistrement,
  • du scanner et de l’exploitation de ses fonctions,
  • de quelques fonctions de retouche et de réglage d’image ;
    • des possibilités d’expression de la prise de vue et du cadrage (éclairage, plans, 
mouvement, etc…).

 Le volume

Aborder le volume signifie user de compétences

  • Techniques (découper, assembler, coller, souder, etc.)
  • Esthétiques (pluralité des points de vue, rapports des pleins et des vides, des matériaux, etc.)
  • Environnementales (échelle, rapports de masses, intégration, etc.)
  • Fonctionnelles et pratiques (réfléchir au sens, à l’usage, au poids, à la résistance, etc.)

PREREQUIS :

Dessin d’après nature : étude documentaire / Infographie : Photoshop, Illustrator

Bibliographie

Rapport Homme/nature

http://www.science-et-art.com/IMG/pdf/ENS_Cachan-2.pdf

Green street art

http://guerilla-gardening-france.fr

http://youpila.over-blog.com/article-sandrine-estrade-boulet-53963306.html

http://street-art-lyon.com/green-street-art/

Graffiti végétal

http://www.demotivateur.fr

Didactique

https://vdbdidactiqueartsplastiques.wordpress.com evaluer-et-apprendre-lun-dans-lautre

Leçon 1 : Green into school

Cours : dessin d’après nature, étude documentaire (2x 50min)

Observation documentaire- Phase individuelle

La séquence commence par une phase individuelle d’observation de l’école. A partir d’un questionnement et de croquis, l’apprenant est amené à poser un regard personnel emprunt de ses préconceptions. Cette première étape va permettre à l’apprenant de réfléchir individuellement sur le questionnement de la place du végétal dans l’environnement urbain et ainsi se forger un avis personnel, donner une vision personnelle du « monde végétal » qui se trouve dans l’école. Cette première phase consiste à susciter un conflit cognitif et l’hétérogénéité des réponses.

Objectifs de la leçon

– Prendre conscience de son environnement

– Connaître son environnement

– Réflexion sur les contrastes naturel/urbain

Matériel

– Feuilles de croquis (3 feuilles A4 pliées en 2 et agrafées)

– Support pour notes

– Crayons

– Gomme

– Crayons de couleurs ou marqueurs

Consignes

Green into school : Espaces de verdure à l’intérieur de l’école

Grâce à la nature, notre parcours est un peu différent chaque jour. Avez-vous déjà observé les petites plantes qui poussent au travers des pavés, les reflets dans les flaques d’eau, la mousse qui pousse sur les murs de l’école?

A travers cette séquence, j’aimerais que vous preniez le temps de réfléchir à la question, quels rapports les hommes entretiennent-ils avec la nature ? Quelle est la place du végétal ? Comment pouvons-nous lui faire une place ?

Prenez le temps d’observer, dessiner les interactions entre l’homme et son environnement et annotez vos croquis en vous posant une série de questions.

Questions :

– Quelles sont les sensations qui se dégagent de l’interaction du végétal et de l’environnement?

– A quoi les formes décrites par certains éléments vous font-elles penser ? (ex : arbre, buisson, touffes d’herbes, flaque d’eau, nuage,…)

– Quels bruits entendez-vous à cet endroit ?

– Quelles odeurs sentez-vous ?

– Est-ce que ces formes vous évoquent quelque chose ?

– Et si vous vous couchez, vous vous mettez assis, quelle perspective avez-vous ? Est-ce que cela révèle d’autres formes ?

– Autres ?

Prenez le temps de vous poser et d’imaginer l’histoire de ces petits bouts de nature, de l’interaction avec ce que l’homme a construit. Gardez précieusement vos croquis annotés de vos observations et réflexions. Vous devrez en effet compiler tout votre travail dans un carnet de bord qui sera évalué en fin de séquence.

Leçon 2 : Dé’formes et de’plantes

Cours : Histoire de l’art et dessin et structuration de l’image (4×50 min)

Dans un premier temps, la leçon continue le conflit cognitif engagé par les apprenants à la première leçon. Ensuite, dans un deuxième temps, cette leçon va servir à créer un déséquilibre dans les prémices de leur questionnement par confrontation avec les pairs mais aussi par un apport du professeur et ainsi créer un conflit socio-cognitif.

Cette leçon se veut à la fois une investigation ainsi que la découverte d’artistes du Green Street Art afin de nourrir leur réflexion.

Objectifs de la leçon

– connaître des références du Green Street Art

– créer à partir de formes et d’éléments existants

– comparer des productions plastiques

– analyser des productions plastiques

Matériel

– Images sans l’œuvre (photoshop)

– Photocopies des images

– Crayons de couleurs

– Crayons blancs

– Feutres

– Peinture,…

– Imprimante, scanner, photocopieuse

– Images du Green Street Art

Déroulement et consignes

1ère partie : Phase individuelle / 50 min

En classe, au centre d’une table, des images de végétation citadine sont disposées. Chacune de ses plantes ou arbustes ont été investies par des artistes du Street Art mais l’œuvre de l’artiste a été effacée de façon à ce qu’il ne reste plus que la végétation de départ. Les apprenants reçoivent chacun quatre images.

Consignes :

Dans chacune des images, la végétation apparue sur ces murs, pavés, routes décrivent des formes singulières. Inspirez-vous de ces formes, créez une histoire à partir de ces formes, attirez l’œil sur cette végétation à l’aide de crayons, peinture ou tout autre matériel mis à votre disposition.

Exemples de végétation avant le passage d’artistes du street art

paopao-sans1 oak oak-sans pom-pom-girl-végétation david zinn-sans

Après le passage, d’artistes du Street Art

David Zinn

paopao

Pao

oak oak

Oakoak

pom-pom-girl

Sandrine Boulet

david zinn

Autres exemples de green street art:

autres exemples

2ème partie : Phase Collective 50 min

Ensuite nous affichons les œuvres obtenues et je place à côté l’œuvre de l’artiste du Green Street Art. Nous nous rassemblons autour de ces œuvres, nous les commentons, quel est le message que ces artistes ont voulu faire passer, et vous ? Y a-t-il des rapprochements, des similitudes,…? Quel rapprochement peut-on faire entre la nature et l’homme. Nous construisons une première synthèse.

3ème partie : Phase en groupes (100 min)

Je leur demande de former 3 groupes de 4. Je dispose sur une table différents documents, différentes œuvres du Green Street Art.

Consignes :

Reprenez vos croquis, observations et commentaires de l’étape 1. Comparez les différentes productions et choisissez un élément naturel ou plusieurs présent(s) dans l’école et qui vous inspire(nt) et sélectionné(s) parmi vos croquis. Il s’agit ici d’une phase de recherches en groupes, de comparer, confronter vos points de vues à la question quels rapports l’homme entretient-il avec la végétation? Vous pouvez donner des propositions graphiques intégrant les éléments. Vous pouvez également y ajouter des éléments qui vous inspirent. N’oubliez pas de garder les traces de cette recherche.

Posez vous une série de questions :

– Que vous inspire la végétation?

– Quelles œuvres trouvez-vous inspirantes, pourquoi ?

– Quels messages l’œuvre fait-elle passer ?

– Quelles formes les différents éléments décrivent-ils?

– A quoi ces formes vous font-elle penser ?

– Quel message voulez-vous faire passer ? Où y a-t-il un rapport sur l’homme et la nature ?

Leçon 3 : la main verte

Technique d’expression (volume et photographie): 4×50 min

Sujet : Graffiti végétal

Il s’agit d’une phase d’expérimentation en groupes d’un médium : le végétal. Les apprenants doivent par groupe réussir à investir des objets par du végétal, ce qui amène à la question du contrôle de la nature par l’homme. Le conflit socio-cognitif se crée, comment réussir ? Quelle plante utiliser ? Quelle colle ? De quoi la plante a-t-elle besoin pour pousser ? Quels objets va-t-on réussir à investir ? De plus, les résultats se feront attendre car il s’agit aussi d’une expérimentation sur l’évolution de la plante sur l’objet. J’alimente leurs réflexions par les différents documents que je mettrai à disposition ainsi que par un questionnement (voir en annexes).

Objectifs de la leçon

– Utiliser le végétal comme médium de fabrication

– Réfléchir sur l’évolution du vivant, l’éphémère

– Pousser la réflexion sur le contrôle de la nature par l’homme et inversement

– Photographier l’évolution dans le temps

Matériel

  • Mousse
  • Lierre
  • Herbe
  • Yaourt
  • Bière
  • Farine
  • Sucre
  • Lierre
  • Pot en terre
  • Mixeur
  • Canettes
  • Objets divers
  • Tetrapack
  • Briques
  • Cailloux, galets, Pierre
  • Morceaux de bois
  • Bouteilles
  • Panier
  • Appareil photo
  • Ordinateur

Consignes

Reformer les groupes de 4, investissez des objets en utilisant le végétal comme médium de fabrication. Vous devez impérativement développer au moins 3 expérimentations.

Etapes :

– Choisir un objet ou des objets à investir de végétal

– Tester diverses techniques permettant d’accrocher un végétal sur un support et répondre à la question : Quelles transformations avez-vous fait subir à la nature et/ou à l’objet ?

– Prendre notes des techniques utilisées

– Prendre une photo au stade actuel

– Prendre des photos du résultat 3 jours, 7 jours, 10 jours après

Support utilisé Technique Utilisée (quelle recette, quel plante Photos et illustrations Résultat

grow

Le saviez-vous ? La mousse est un grand dépolluant ! Un graffiti en mousse végétale peut permettre de faire passer un message tout en réduisant le taux de C02.

Expo : triennale de l’art et du végétal à Ath

Toute la section artistique se rend à la triennale de l’art et du végétal à Ath. En effet, cette phase sert à créer un nouveau changement, un nouveau déséquilibre dans leur réflexion qui amènera encore à un nouvel état dans la réflexion des rapports de l’homme à la nature.

La triennale de l’art et du végétal à Ath :

Initiée par la Ville d’Ath, en collaboration avec la Maison Culturelle, la 3e édition de la Triennale de l’Art et du Végétal aura pour thème « la démesure ». Elle investira une douzaine de lieux avec des installations disposées sur un parcours public.

Onze jeunes sculpteurs venant de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles (ARBA) et une étudiante de l’École Supérieure des Arts de Mons (Arts2) se sont imprégnés de l’ambiance de la ville pour proposer des œuvres dans l’espace public qui questionneront notre rapport au gigantesque. Elles seront les interprètes poétiques ou ludiques des questionnements sur la démesure, le rôle et la place de l’homme dans la nature. L’Art contemporain est souvent engagé, si bien que la plupart des installations s’afficheront un peu comme un manifeste, revendiquant la place vitale que doit conserver la nature dans le futur. Avec l’artiste invité Didier Mahieu, devenez l’arpenteur d’un monde où la mesure s’inverse. Il vous précipite dans un voyage aux confins d’une nature qui, parfois, nous échappe.

Menée en partenariat avec le Service des Espaces Verts de la Ville d’Ath depuis 2009, la Triennale investit la cité avec des œuvres originales et valorise le patrimoine matériel tout en y intégrant le végétal. Certaines œuvres intégrées dans l’espace public deviennent pérennes et contribuent à l’évolution du paysage urbain comme le « courant de verre » d’Angelika Bail, un cours d’eau virtuel dans le lit asséché de la Dendre, symbolisé par un flot de bouteilles en verre.

Objectifs

– Connaitre des références belges

– Nourrir sa réflexion

– Analyser les rapports homme/nature, nature/ville

Matériel

– Appareil photo

– Carnet de bord

Consignes

Profitez de cette exposition pour parfaire l’observation, compilez dans votre carnet de bord tous les éléments qui vous interpellent, ce que les œuvres éveillent en vous, que percevez-vous comme message ? Quels rapports l’homme entretient-il avec la nature ? Comment les artistes ont invité à nouveau la nature dans nos villes ? Faites des croquis, des photos avec votre gsm, appareil photo,… Discutez-en en groupes et avec les autres groupes.

Leçon 4 : la métamorph’ose

Technique d’expression : 18×50 min

Sujet : Green Street Art

Cette étape consiste en une étape de synthèse de tout le cheminement parcouru par les apprenants.

Objectifs

  • Synthétiser les rapports homme/nature, nature/ville
  • Investir son environnement quotidien : l’école
  • Transmettre un message via l’élaboration d’une œuvre plastique
  • S’intégrer dans une démarche d’art contemporain : le travail in situ
  • Expérimenter des médiums inconnus : le végétal
  • Compiler ses recherches
  • Evaluer, partager, critiquer, argumenter les productions plastiques produites et le cheminement de celle-ci

Matériel

– Matériel disponible sur place

– Tout le matériel mis à disposition lors des autres étapes

Consignes et déroulement

Créer une œuvre plastique « in situ » dans l’école sur les rapports homme-nature à partir de tout votre cheminement. Contrainte : intégrer un élément végétal.

1ère étape : L’avant-projet (8×50 min)

Les apprenants sont invités à donner 3 propositions graphiques. Ils doivent décider d’une notion précise sur laquelle travailler (ex : attirer l’attention sur tel endroit, faire passer tel message, travailler sur la qualité de l’air,…). Les apprenants reprennent les résultats de leur recherche depuis le début de la séquence pour alimenter leur questionnement à partir de la situation problème et recherchent également dans l’école un lieu à investiguer. Ils en profitent également pour enrichir leur carnet de bord (mise en page,…)

2ème étape : Présentation des propositions graphiques (50 min)

Chaque groupe présente son avant projet sous forme de 3 présentations graphiques. Les autres groupes peuvent donner leur avis, intervenir dans leur démarche, j’interviens également dans la discussion sous forme d’un questionnement : à votre avis… ? En quoi est-ce une recherche sur… ? Après cet échange, les groupes travaillent au projet final. Par cette étape, je cherche à donner une évaluation formative du travail fourni et une régulation par les pairs.

3ème étape : Le projet (4×50 min)

Chaque groupe construit son projet final suivant les conseils des autres groupes, ils doivent dresser la liste de matériel dont ils ont besoin, se le procurer,… Se répartir les tâches. D’ailleurs quelles sont les différentes étapes à faire pour mener à bien votre projet ? Qui fait quoi ? Ils dressent ainsi le rôle de chacun et un planning de leurs activités qu’ils auront à réaliser sur les 5 heures.

4ème étape : Mise en œuvre du projet (5×50 min)

Les élèves disposent de 5 heures pour réaliser leur projet in situ.

L’Evaluation

L’évaluation tiendra compte de différents supports :

– le carnet de bord

– la production plastique « métamorph’ose »

1ère étape: Les groupes se rendent devant la production plastique du groupe 1. Les 2 autres groupes observent la production et la commentent. Je leur demande ce que leur évoque le production, quel message fait-elle passer ?… Ses points forts, ses points faibles. Répond-t-elle à la consigne ? Le travail a-t-il évolué ? En quoi ?,… Je note les grandes lignes de leurs propos ainsi que les mots clés.

2ème étape : Le groupe 1 présente alors sa production, sa démarche notamment à travers son carnet de bord, se défend des remarques. Je note également leurs propos. Le message est-il le même que ce qui est passé ? Y’a-t-il d’autres dimensions à apporter ? Ensuite, les groupes interagissent et confrontent leurs idées. Le carnet de bord est aussi évoqué : est-il bien la trace d’un cheminement ? Est-il bien présenté ? Chacun donne son avis.

Même démarche pour les groupes 2 et 3.

3ème étape : Nous nous réunissons tous autour d’une table et je leur montre les différents mots clés qui ont été évoqués lors des défenses. Je les inscrits sur des post-it ensuite nous essayons ensemble de catégoriser ces mots clés pour former des critères d’évaluation.

4ème étape : Une fois que les critères d’évaluation ont été acceptés de tous, je demande à chaque groupe de se réunir et de noter les 3 productions suivant les critères sous formes de jauges. Moi-même, je crée également mon graphe. Chaque critère est alors jugé avec une jauge à colorier. Chaque groupe obtient un graphique comme ceci.

graphique

Ensuite les graphiques obtenus par les 3 groupes et moi-même sont mis les uns à côté des autres. Y’a-t-il des différences, des similitudes ? Nous en discutons, chaque groupe argumente ses choix et nous finissons par arriver à un consensus.

5ème étape : Il faut à présent mettre une note chiffrée, dans le cadre des cours, il faut en effet des cotations, c’est la loi. Il faut arriver à pondérer les résultats. Certains critères sont-ils plus importants ? Est-ce le même cas pour chaque groupe ? Après cette discussion, chaque groupe obtient la pondération de chacun de ses critères.

Il s’agit ici de voir l’évaluation comme une pratique d’apprentissage. La démarche et le processus ainsi que l’investissement étant aussi importants que l’œuvre finie, le carnet de bord doit avoir une place prépondérante. Les apprenants en devenant acteurs de leur évaluation seront davantage impliqués. Cette démarche va dans le sens d’un apprentissage autorégulé où l’apprenant va pouvoir orienter dans l’action des régulations de son apprentissage, ce qui va lui permettre d’être davantage autonome. Hors, l’autonomie de l’apprenant dans son apprentissage est un des facteurs entrainant une motivation autodéterminée (déterminant de Viau). De cette façon, il y a davantage de chances pour que l’apprenant poursuive des buts d’accomplissements plutôt que des buts de performances.

Annexes

guerilla

Nos actions sont une forme d’art urbain qui a pour objectif bien plus que celui de faire joli. Il nous permet de faire passer un message, de questionner les passants, d’expérimenter des formes de communication diverses. L’incroyable diversité d’actions possible grâce au végétal permet à chacun de s’exprimer comme il le souhaite. Nous militons pour un retour au concret, au sensible (touché, vue, odorat, gout, ouïe…), l’utilisation du corps, d’une gestuelle, de la matière vivante ou organique, à utilisation des mains, des outils, des plantes et leur diversité de formes et de couleurs.  La guérilla jardinière est un laboratoire d’idées concrètes explorant les limites de l’art des jardins. La « gratuité » de l’acte artistique semble primordiale pour permettre une liberté d’expression, pour accepter de se mettre dans une autre temporalité : celle des saisons et du temps qui passe.

Nos médiums sont des terres, du compost, des graines, des plantes, des boutures, de la mousse avec comme cadre de l’eau, du soleil, du temps. Comme support le milieu urbain – délaissés , toits, trottoirs, fissures, murs, limite de jardin privatifs etc …

Exemple du lierre:

> Rappelons déjà la technique la plus simple : arracher du lierre en emportant quelques racines et le tour est joué. Sans rancunes, le lierre reprendra très vite racine !

ÉTAPE 1

Localiser une croissance sauvage de lierre. Prendre un certain nombre de coupures et veiller à ce que la base de la coupe soit propre et coupée à la diagonale.

ÉTAPE 2

Mettre les boutures dans de l’eau pour environ deux semaines pour leur permettre de développer des racines. Mettre un bâton de bambou comme tuteur mais qui favorisera aussi la croissance de minuscules racines.

ÉTAPE 3

Mettre dans un pot avec de la terre+composte en prenant soin de ne pas endommager les racines. Arroser en profondeur.

ÉTAPE 4

Veiller à ce que le mélange soit constamment humide durant deux / trois semaines, à l’ombre mais sans les priver de lumière du soleil.

« C’est la rentrée ! Faisons une belle action sur les quais de Sâone.  // On fait pousser nos rêves !! »

tag

Découvrez comment faire du graffiti végétal ! Le résultat est vraiment classe…

Par Nathan Weber il y a 6 mois

Des artistes ont découvert une nouvelle dimension au street-art, qui n’est pas seulement belle à regarder mais qui est aussi agréable au toucher. Le graffiti végétal est 100% écologique, et vous n’avez pas besoin d’une bombe aérosol pour en faire. Ce dont vous aurez besoin, c’est uniquement d’un peu d’eau et d’un peu de patience. Voici un petit guide, si vous voulez vous y mettre vous aussi ! (À noter que l’exposition est importante aussi : la mousse ne poussera pas en plein soleil par exemple ! )

Vous aurez besoin de :

* 3 verres de mousse (lavée et débarrassée de sa terre)

* 2 verres de yaourt (du yaourt nature, évidemment )

* 2 verres d’eau ou de bière

* 1/2 cuillère de sucre

Un mixer (que vous n’avez pas peur de salir)

recetyt

schéma

Peaufinez la déco ! Une couche de mousse verte sur une vasque ou sur un objet décoratif dans le jardin, ou sur le balcon, est à la mode ; voici comment l’obtenir : dans un mixeur, mélangez pendant trente secondes un pot de yaourt avec la même quantité d’eau et avec une poignée de mousse ordinaire trouvée dans le jardin ou dans un parc. Utilisez un pinceau pour enduire de ce mélange les objets où vous voulez faire pousser la mousse ; placez-les à l’ombre pour lui permettre de se développer et humidifiez l’ensemble de temps à autre jusqu’à ce que l’objet soit finalement recouvert de verdure.

Une réflexion au sujet de « DES RACINES « ÉMOI » »

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