Topographie de ma vie

Séquence d’apprentissage finale présentée par Mélanie Lemaître (Agrégation  2011-2012)

Cette leçon a été imaginée et créée en me basant sur trois axes principaux, s’imbriquant l’un dans l’autre.

Le premier est celui de l’investigation, de la recherche ; le deuxième est celui du temps et le troisième celui de l’espace.

La leçon finale « Topographie de ma vie » sera donnée dans un espace naturel, l’exemple prit pour cette leçon est le Domaine de Mariemont, situé près de Bruxelles. Ce lieu, entouré d’un grand parc, accueille régulièrement des expositions, notamment sur le livre d’artiste et contient une bibliothèque de livres très divers.

Réaliser une oeuvre dans un contexte extérieur me semble, de par mon expérience, un premier facteur motivationnel pour la créativité de l’élève. Un second facteur motivationnel pour la création serait celui du temps. Lorsqu’on a peu de jours pour réaliser quelque chose, on a tendance à chercher des solutions et à prendre des décisions beaucoup plus vite.

L’investigation dans un temps donné et dans un espace choisi, sur un sujet personnel « autobiographie » sous la forme d’actions démultipliées, me semble être un facteur de créativité propice à l’éclosion d’oeuvres différentes.

L’élève sera amené à écrire, dessiner, inventer… sur base de ses propres souvenirs.

Dans son livre, Le second souffle de la créativité, Marc Seguin(1) dit que « se souvenir, c’est déjà créer ». Car les matériaux réemployés dans les constructions de l’imaginaire sont des matériaux mémorisés. Mais la mémoire ne conserve pas intacts les matériaux qu’on lui confie. Elle peut embellir, étoffer, nuancer, déformer. Si les souvenirs se dégagent dans une certaine mesure du passé, c’est pour les teinter d’une coloration nouvelle et personnelle qui les rend particulièrement aptes à s’intégrer dans l’oeuvre du créateur.

L’élève sera aussi amener à regarder, observer, imaginer… l’espace dans lequel il va créer.

Dans le même livre, Marc Seguin dit que « regarder, c’est déjà créer », car l’individu porte sur toutes choses un regard de nature particulière, qui est déjà un premier pas vers la création. Placé devant un élément formel, il aurait non seulement la perception de l’objet lui-même, dans sa réalité présente, mais rattacherait cet objet à un certain nombre de « devenir » auxquels il pourrait le faire participer.

L’élève devra, pour toute action, laisser une trace dans son carnet de bord. Celui-ci sera réellement l’objet final de l’investigation, puisqu’il sera demandé à chaque étudiant de réaliser un livre d’artiste à partir de son carnet.

L’expression « arts plastiques » est tension entre une matière qui résiste et un désir qui cherche à lui donner forme et sens. Elle tire la pratique des arts non pas vers un résultat comme aboutissement d’un processus, mais vers le processus lui-même (dont le résultat n’est que la trace), processus par lequel ce n’est pas seulement un objet qui prend forme mais surtout un individu qui se forme.(1) Claude Roux, l’enseignement de l’art

La topographie (du grec topos = lieu et graphein = dessiner) est l’art de la mesure puis de la représentation sur un plan ou une carte des formes et détails visibles sur le terrain, qu’ils soient naturels (notamment le relief et l’hydrographie) ou artificiels (comme les bâtiments, les routes, etc.). Son objectif est de déterminer la position et l’altitude de n’importe quel point situé dans une zone donnée, qu’il soit de la taille d’un continent, d’un pays, d’un champ ou d’un corps de rue.

Contexte :

4 journées au Domaine de Mariemont, avec les 6ème Technique de Transition, en compagnie des professeurs de peinture, dessin, technologie des arts et photographie.

Objectif général : 

Intervention d’éléments autobiographie, figurative ou abstraite, dans un espace choisi, sous la forme d’actions démultipliées. Actions qui seront représentées dans un carnet de bord et amené à être présentées sous forme de livre individuel.

Démultiplier : Augmenter la puissance de quelque chose par la multiplication des moyens utilisés.

Action : Ce que fait quelqu’un qui réalise une volonté, une intention.

Carnet de bord : C’est un outil nouveau qui relève de divers outils et actions et c’est ce caractère hybride qui en fait la richesse. Il est à la foi, un agenda, un journal de bord qui retrace le parcours, un carnet de brouillon avec ratures et hésitations, un carnet d’enquêtes et un cahier de laboratoire.

Ce carnet doit être individuel car il est la mémoire de chacun, il est la trace d’un itinéraire personnel, avec ses tâtonnements, ses essais, ses recherches, ses souvenirs…

Matériel :

Il sera demandé aux élèves d’apporter des éléments personnels de leur vie, photos, documents, lettres, objets et leur ordinateur portable avec le programme Photoshop installé, feuilles de papiers machines, matériel de dessin et un appareil photo.

Les professeurs amèneront du matériel de dessin et peinture, des scanners, appareils photos, imprimantes, grandes feuilles de dessin, fils à coudre, aiguille…

Pré- requis :

Savoir utiliser Photoshop, Savoir dessiner

Résumé , TOPOCRITIQUE : L’ART CONTEMPORAIN ET L’INVESTIGATION GÉOGRAPHIQUE Nicolos Bourriaud

Cartes, plans, images satellitaires, prises de vue, échantillonnages, études sociales, diagrammes et tableaux : jamais la notion de géographie n’a pris autant d’importance dans l’art qu’aujourd’hui. Par rapport à l’ensemble des activités sociales, l’art contemporain pourrait se décrire comme une zone off-shore : ni tout à fait intégré dans la société, ni tout à fait cantonné à un rôle d’observation neutre. Il se définit avant tout en maintenant ses distances, en alternant l’expédition engagée au coeur du réel et le retrait dans le confort que procure l’extra-territorialité.

Pour prendre une autre image, l’art est une carte du monde qui saute d’une échelle à l’autre, passant indifféremment du l/l00 000e au 1/1e : la distance est la même, mais la focale et le mode de captation changent, à l’image de la photographie satellitaire.

L’art contemporain et sa représentation

Les oeuvres les plus fortes de cette décennie ont vu les artistes s’insérer dans les mécanismes sociaux ou économiques, agir davantage que faire image, reproduire à taille réelle plutôt que suggérer.

Pourquoi dessiner, peindre ou filmer une idée alors que l’on peut la réaliser concrètement ?

La dernière décennie du vingtième siècle a été marquée par cette problématique de la possibilité en art, celle de ses limites sociales : que peuvent les artistes, à quoi peuvent-ils accéder, jusqu’où peuvent-ils aller dans la transformation du monde et l’évolution de leur rôle sans abandonner leur statut d’artistes ?

De nouveaux outils topographiques

Pourquoi les artistes produisent-ils de nouveaux outils topographiques ? Parce que les photographies et les cartes ne se superposent plus, parce que les représentations communes (et notamment médiatiques) ne correspondent plus à l’expérience vécue. Si les immenses distances qui séparaient jadis les continents se sont rétrécies, un gouffre peut se creuser entre deux quartiers ou deux étages d’immeuble ; les moyens de communication permettent une instantanéité absolue, mais il faudra des années pour connaître le visage de son voisin. Dans ce monde déterritorialisé et entièrement remodelé par la technique, la géographie n’est plus seulement l’affaire de la science « dure », mais aussi celle des artistes, qui l’approchent dans une perspective tout aussi poétique que critique. La singularité qui disparaît des paysages se reforme dans le regard que ceux-ci portent sur une planète en voie d’uniformisation. Quelle image plus exacte d’une ville peut-on trouver que celles qu’en donne Stanley Brouwn, demandant aux passants de lui indiquer son chemin?

Les croquis recueillis par Brouwn depuis le début des années soixante (This Way Brouwn) forment un corpus inestimable ; chacune de ses oeuvres « est le portrait d’un petit morceau de terre. Fixé par la mémoire de la cité : le piéton.(Stanley Brouwn, cité par Benjamin Buchloh, in Essais historiques tome II, Artt édition, 1992) » À l’opposé des représentations linéaires traditionnelles, l’art développe depuis près de quarante ans des outils permettant une approche différente du monde : lorsque Robert Smithson construit son oeuvre sur une opposition entre le site (sur lequel il travaille concrètement, en le transformant) et le non-site (un assemblage d’échantillons géologiques transportés dans l’espace abstrait de la galerie d’art), il invente un nouveau mode de topographie basée sur la notion d’entropie. Le cartographie du Land art se fait en marchant, et le plan y devient le support d’un itinéraire : Richard Long ou Hamish Fulton, pour ne citer qu’eux, tracent des figures géométriques ou des lignes sinueuses sur la surface accidentée du paysage.

Une cartographie contemporaine ne peut ignorer ces connections, ni le fait que la distance physique qui nous sépare d’un lieu n’a rien à voir avec l’accessibilité réelle de ce lieu : c’est l’entrecroisement des réseaux qui régule les distances, et non plus la physique de la géographie « figurative ».

Topocritique

Pour les artistes de ce début du vingt-et-unième siècle, le monde se présente donc sous la forme d’un vaste catalogue de trames narratives, dont aucune, à priori, n’a plus de valeur que l’autre et qui forment un scénario global. Mais être artiste, aujourd’hui, c’est considérer que ce scénario n’est pas très bon, et surtout qu’il serait possible d’en trouver d’autres, et de les jouer mieux.

Pourquoi éprouve-t-on à ce point ce sentiment d’irréalité dans la géographie de l’art contemporain ? Les artistes d’aujourd’hui, dans leur grande majorité, sont des globe-trotters passant d’aéroport en aéroport et d’hôtel en hôtel, des « global commuters » qui vivent et travaillent « entre » entre un lieu de vie ou de travail et un lieu d’exposition, dans un espace mental relativiste où ils sont sans cesse amenés à comparer les lois, les procédures, les infrastructures des pays dans lesquels ils séjournent. De par leur mode de vie, ils ou elles sont donc davantage sensibles que d’autres catégories professionnelles aux éléments les plus invisibles et les moins matériels de ces infrastructures, aux détails inaperçus qui régentent et conditionnent la vie publique et privée. Ils savent que cette expérience du monde n’est pas transmissible à l’aide de simples images statiques, mais que ce projet passe par des techniques de découpage, de cadrage, de déplacements, par des tableaux de savoirs qui s’avèrent incompatibles avec un « réalisme » quel qu’il soit, fût-il documentaire.

Enquêtes et expéditions

Parmi les modes de production majeurs aujourd’hui, on peut noter que l’investigation,  l’enquête, l’expédition, prennent une importance proportionnelle à l’infigurabilité et à  l’opacité du monde contemporain. Leur objet : l’information. C’est le savoir, en tant que  matériau, qui fonde la pratique de ces artistes topocritiques qui explorent les sédimentations sociales ou les archives cachées.

Mark Lombardi ou Bureau d’études se livrent à des minutieuses collectes d’informations afin de tracer des univers où s’entremêlent le capital et le politique.

Marjetica Potrc établit la typologie de la ville contemporaine et en remodèle les éléments, en partant des modèles anthropologiques et idéologiques que recouvre l’urbanisme sauvage des banlieues ou des favelas.

1ère JOURNÉE

Objectifs :

L’élève sera capable de

  • Déplacer une première expérience dans une autre technique ou un autre domaine.
  • Transposer, associer, modifier, plier…créer à partir d’objets personnels.
  • S’exprimer sur son travail et écouter les autres
  • Poser des questions

 

Compétences : 

  • Opérer des transferts et déplacer le point de vue.
  • Utiliser les outils favorisant la créativité et développant l’imagination.
  • Exprimer ses goûts et sa démarche face au groupe.

Déroulement : 

Présentation de l’objectif de la leçon + discussion ouverte autour du sujet

Présenter les contraintes

  • Toutes les actions devront être placées ou dessinées dans le carnet de bord ;
  • Il n’y a pas de contraintes d’ordre chronologique pour le carnet.

DEHORS – 1ère investigation

  • Distribution d’une carte de Mariemont.
  • Création d’un carnet de bord : plier 8 feuilles A4 en quatre et agrafer. Ecrire UN SOUVENIR en étape d’introduction.
  • Visite du lieu- isolement- choisir son espace d’investigation en fonction de son res sentit, de l’affection qu’on a pour un lieu. Pourquoi isolé ? Pour que le choix soit réellement personnel et intime.
  • En faire le tour, regarder, imaginer ce que vous pourriez faire dans ce lieu et notez-le dans votre nouveau carnet.
  • Situer sur la carte de Mariemont où vous vous trouvez.
  • Éloignez-vous de 10 mètres pour faire un croquis de vue d’ensemble.
  • Intégrer les éléments personnels que vous avez amenez dans le lieu (libre) : couché, debout, attaché, cloué, caché, collé, superposé…
  • Faire des photos en plans différents de l’investigation.

DEDANS – Recherche bibliographique

  • Imprimez-les en deux exemplaires (1 pour le carnet et 1 pour votre espace) et collez- les photos de votre investigation dans le carnet.
  • Pensez à 3 moments de vie (bons ou mauvais) dans votre tête.
  • Recherche documentaire dans la bibliothèque : choisir des livres, des phrases, des mots, des images correspondants à ses 3 souvenirs. Photocopiez-les et collez-les dans votre carnet et racontez vos souvenirs (vous êtes libre de mettre des notes supplémentaires).

DEHORS – 2ème investigation

  • Retour sur son lieu d’investigation
  • Réinvestir le lieu avec ses objets personnels et ses croquis et photocopies
  • Refaire un croquis plus détaillé en 45 min maximum
  • Observer et créer un court texte
  • Mise en commun
  • Ressentis, questions, investigation, lecture de phrases, raconter un souvenir

2ème JOURNÉE

Objectifs :

L’élève sera capable

  • Réaliser une topographie d’une photo en se basant sur l’observation d’un exemple.
  • Relater un paysage parcouru par des lignes et formes simples.
  • Relier ses souvenirs à ceux des autres.
  • Expérimenter des techniques non conventionnelles.

Compétences

  • Analyser une image, en observer les différents éléments.
  • Dégager des outils favorisant la créativité et développant l’imagination.
  • Reconnaître la spécificité d’une production plastique comme une projection de l’imaginaire.

DEDANS – Topographie d’un souvenir

  • Choisissez une photo-souvenir et faites en la topographie, c’est-à-dire nommer chaque détails, éléments de la photo. Les éléments peuvent être nommés sous forme de phrases, de mots, de métaphores… ;
  • Réaliser cela dans votre carnet de bord et faites-en une photocopie.

portofilioExemple d’une topographie d’un oiseau

DEDANS – Paysage parcouru

Par des lignes, des formes relaté un paysage parcouru, interprétez-le selon vos souvenirs, vos ressentis de l’époque et de maintenant, juxtaposé votre vision et la réalité.

  • Réalisez des croquis d’un paysage parcouru pas des lignes, des formes dans votre carnet ;
  • Choisissez-en-un ;
  • Réalisez-le, sur un plexiglas de 1mX1m à la technique de l’encre de chine et du sucre ;
  • Utilisez tous les outils que vous voulez.

DEHORS – 3ème investigation 

  • Rajoutez les deux travaux dans votre espace, les éléments précédemment mis peu vent être bougés de place ;
  • Faite deux croquis de deux détails de votre espace de vie dans votre carnet de bord ;
  • Refaites une photo

DEDANS

  • Imprimez deux fois la photo de la 3ème investigation et collez-en une dans votre carnet de bord.

DEHORS – 4ème investigation 

  • Disposez la photo de la 3ème investigation dans votre espace.
  • Asseyiez-vous et observer l’espace personnel que vous venez de créer ;
  • Écrivez ou dessinez ce à quoi vous pensez dans votre carnet de bord.

DEDANS – Le monde est tout petit 

Disposés en demi-cercle face à une grande toile blanche, les élèves vont devoir créer des liens entre leurs souvenirs et ceux des autres.

Un élève commence, il colle sa photo écrit un mot ou une phrase qu’il dit à voix haute, un élève fera le lien avec le souvenir précèdent et sera amené à se lever et à coller sa propre photo en écrivant à son tour un mot ou une phrase, et ainsi de suite.

L’objet final sera une topographie de souvenirs multiples reconnectés entre eux.

3ème JOURNÉE Cf exercice sur le carré du séminaire de créativité.

Objectifs :

L’élève sera capable de :

  • Transformer, détourner, transposer… son carnet sur une surface plane et en groupe;
  • Discuter, communiquer son point de vue, sa démarche ;
  • Manipuler des images ;
  • Réfléchir en groupe à l’élaboration d’un plan ;
  • Expérimenter et trouver des solutions techniques propres à la réalisation d’un livre.

Compétences :

  • Structurer l’imagination créatrice ;
  •  Faire preuve de créativité au travers des contraintes ;

DEDANS – Création d’un plan collectif

Le but de l’exercice est de rassembler, en groupe de 4, 16 images de format A5 provenant du carnet de bord et de les transposer sur une surface (toile) égale à l’ensemble de la surface des 16 A5.

Les groupes vont devoir chercher à combien équivaut la surface de 16 A5 ou 8 A4.

En portrait, la surface vaut 168cmX237,5cm; en paysage elle vaut 237,5cmX168cm.

Mais il y a des milliers de possibilité d’assembler 16 A5. En longueur par exemple, cela équivaut à avoir une bande de 336cmX14,8 cm. Assemblez 16 A5 les uns au-dessus des autres équivaut à avoir une surface de 21cmX 236,8cm…

  • Par groupe de 4 personnes, choisissez chacun 4 pages A5 de votre carnet de bord que vous affectionnez le plus.
  • Transposez vos 16 pages A5 sur une surface égale à l’ensemble des 16 A5.
  • Pensez en groupe à comment vous allez les positionner (rectangle, longueur,
  • largeur…), il s’agit ici que chacun apporte son idée à la création et d’être ouvert aux idées des autres.
  • Pensez que vos images peuvent être découpées, que vous pouvez laisser des blancs sur le plan que vous allez créer…
  • Réalisez le plan sur une toile, un rouleau sera mis à disposition ;
  • Bref, SOYEZ CRÉATIF ET AMUSEZ-VOUS !!!

DEHORS – Vue d’en haut

Chaque groupe apportera son plan et le posera dans l’herbe. Ensemble nous monterons sur un petit toit du bâtiment (3m de hauteur), et nous regarderons les différents plans. Cela permettra d’avoir une meilleure vue de l’ensemble des résultats.

Il sera demandé à chaque groupe de s’exprimer sur les difficultés qu’ils ont rencontrées, sur ce qu’ils ont préféré faire,… et de donner son avis sur les travaux des autres groupes.

DEHORS – Objectif 

Tous assis en cercle dehors, les professeurs expliquent que toutes ces actions démultipliées servaient en fait à la création d’un carnet de bord qui va être lui-même reformulé sous forme de livre d’artiste.

DEDANS- Visite de la réserve

Le domaine de Mariemont recèle un grand nombre de livres d’artistes de toutes sortes et de toutes formes.

Visite guidée de la réserve de livres d’artiste, pour faire rêver les élèves.

DEDANS – Manipulations

Les élèves vont devoir réaliser un livre d’artiste à partir de leur carnet de bord.

La seule contrainte est de le faire en petit format- maximum 8cmX5cm, pour garder l’aspect intime.

  • L’élève devra faire des photocopies réduites des pages de son carnet de bord
  • C’est par la manipulation que l’élève trouvera des solutions, des idées nouvelles pour réaliser son livre d’artistes.
  • Les professeurs seront là pour guider les élèves dans leur recherche et feront une évaluation individualisée avec chacun.
  • Une animatrice, spécialiste en reliure, sera là pour aider les étudiants à résoudre des problèmes techniques ou autres.

Le seul mot d’ordre, INVESTIGUEZ !

4ème JOURNÉE

Objectifs :

  • L’élève sera capable de :
  • Réaliser un livre d’artiste
  • Choisir son papier en fonction de l’intention qu’il veut donner
  • De relier de manière soignée

Compétences : 

  • Choisir ses outils en fonction d’une technique d’exécution et d’un mode d’expression
  • Transformer en faisant preuve de créativité et d’inventivité.

DEDANS – Réalisation du livre d’artiste

Chaque élève devra scanner les pages de son carnet de bord et utiliser le programme Photoshop pour les mettre à la taille qu’il a choisi, en prenant en compte la consigne du format. Comme le format est petit, il devra mettre plusieurs pages sur un format A4 pour ne pas avoir trop de pertes dans la découpe. Il peut aussi utiliser Photoshop pour modifier l’image (contraste, niveaux, couleurs…), sans pour autant faire trop de manipulations et surtout pas d’effets.

Une fois la mise en page faite sur Photoshop, les feuilles seront imprimées et découpées par l’élève. Pour imprimer, il y aura à disposition des élèves des papiers de grammages différents, afin que ceux-ci fassent un choix en fonction de leur intention.

Enfin, il pourra commencer la réalisation de son livre d’artiste. Toute la journée sera consacrée à la réalisation du livre, l’élève aura donc le temps de changer des choses, de réimprimer si nécessaire…

5ème JOURNÉE

DEHORS – Visite des espaces 

Visite des espaces personnels, guidée ou non, par les étudiants. Le choix est laissé pour ceux qui n’aimeraient pas parler de leur vie personnelle.

Un debriefing aura lieu sur l’ensemble du voyage.

Les élèves disposeront leurs livres sur une grande table et chacun pourra les regarder et les manipuler à son aise. A VOIR///// Possibilité d’ouvrir l’exposition des livres des étudiants au public du Domaine de Mariemont ?////

L’ÉVALUATION

L’évaluation portera sur le carnet de bord et plus exactement sur la présence des différentes actions démultipliées dans celui-ci. L’évaluation portera aussi sur la mise en page, le choix des outils, le transfert d’une technique à une autre, sur l’investigation et le soin.

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